Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 14:09
  
   Voilà un lien vers le site de Blaumachen (groupe militant grec de Thessalonique) pour lire un de leur article sur les mythes démocratiques au sein des mouvements étudiants.

http://www.blaumachen.gr/2006/06/l%e2%80%99occupation-pas-la-democratie/

  
   Malheureusement il n'existe que trois articles en français pour le moment (cinq en anglais) mais nous vous recommandons la lecture de leurs analyses intéressantes sur les luttes en Grèce.

   Bonne lecture à tous ! 
Par Le chat noir
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 10:58
























En grèce comme ailleurs dans le monde les chiens de garde de l'Etat récoltent ce qu'ils ont semés : la haine. Aujourd'hui n'ayont plus peur de les affronter, un jour nous vaincrons ! Vive la Révolution !  

Par Le chat noir
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 10:48

  “Je veux te parler de l’anarchisme.

   Je veux te dire ce qu’est l’anarchisme, parce que je pense qu’il serait bon pour toi que tu le saches. Parce que l’anarchisme est encore trop peu connu et que ce que les gens en savent repose en général sur des rumeur et le plus souvent sur des idées fausses.

   Je veux t’en parler, parce que je crois que l’anarchisme est la chose la plus noble et la plus puissante à laquelle l’homme ait jamais pensé, la seule chose qui puisse te procurer la liberté et le bien-être et apporter au monde paix et félicité

   Mais avant de te parler de ce qu’est l’anarchisme, je veux te dire ce qu’il n’est pas.

   Tant d’idée fausses ont été répandues sur l’anarchisme que cela est nécessaire. Même les personnes intelligentes en ont parfois une conception erronée. Certains parlent de l’anarchisme sans rien y connaître. Et d’autres mentent à son propos, parce qu’ils veulent te cacher la vérité sur lui.

   L’anarchisme à de nombreux ennemis, tous te mentiront à son propos. Je peux te dire que ni ton dirigeant politique, ni ton patron et que ni le capitaliste, ni le policier ne te parleront honnêtement de l’anarchisme. la plupart d’entre eux n’y connaissent rien, mais tous le détestent. Leurs journaux et leurs publications – la presse du capital – lui vouent la même haine.

   Voilà ce que l’anarchisme n’est pas.

   Il n’est pas synonyme de bombes, de désordre et de chaos.

   Il n’est pas synonyme de vols et de meurtre.

   Il n’est pas synonyme d’une guerre de tous contre tous.

   Il n’est pas synonyme d’un retour au barbarisme ou à l’état sauvage de l’Homme.

   L’anarchisme est l’exact opposé de tous cela.

   L’anarchisme signifie que tu devrais être libre, que personne ne devrait t’asservir, te donner des ordres, te spolier ou abuser de toi.

   Il signifie que tu devrais être libre de faire ce que tu veux, que tu ne devrais pas être contraint de faire ce que tu ne veux pas.

   Il signifie que tu devrais avoir la chance de choisir la vie que tu veux mener, et de vivre sans que quiconque t’en empêche.

   Il signifie que ton prochain devrait être aussi libre que toi et que nous devrions tous jouir des mêmes droits et des mêmes libertés.

   Il signifie que tous les hommes sont des frères et qu’ils devraient vivre comme des frères, en paix et en harmonie.

   C’est-à-dire que les hommes ne devraient pas mener de guerre, recourir à la violence contre d’autres, monopoliser les richesses ou vivre dans la pauvreté, opprimer et exploiter leurs semblables.

   En bref l’anarchisme exprime une condition sociale où tous les hommes et toutes les femmes seraient libres et où tous et toutes profiteraient à égalité des bienfaits d’une vie régulière et sensée.”

 

Alexander Berkman, anarchiste américain (1870-1936).

Tiré de “Qu’est-ce que l’anarchisme ?” écrit en 1929.

Par Le chat noir
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 16:47

 

 

   Le 6 Décembre la violence de l'Etat a fait une nouvelle victime : Alexandros Grigoropoulos, 15 ans, tué par un flic dans le square Exarhia à Athènes. Aussitôt des milliers d'hommes et femmes se réunissent pour s'affronter avec les forces anti-émeutes venues en masse pour bloquer les lieux. Dans les jours qui suivent les émeutes continuent et s'étendent à tous le pays, les bahuts sont désertés, le corps enseignant et les employés des transports font grève, certaines facs sont occupées par les étudiants (celle de l'Ecole Polytechnique d'Athènes par exemple) et de par le monde des manifs de soutien aux émeutiers grecs ont lieux : Madrid, Barcelone, Rome, Bordeaux…mais aussi Oaxaca, Buenos Aires, New York… Les mois passant le mouvement s’affaiblit et les politiciens le qualifient de «mort». Mais rien n’est plus faux ! Même si les feux se sont éteints les affrontements continuent lors d’occasions diverses : manifs, grèves, blocages…  

  

   Cette jeunesse en lutte revendique une réforme du système scolaire (le processus de demande et d'orientation est aberrant et les études débouchent quasiment toujours sur le chômage), la dissolution des forces anti-émeutes (les MAT, équivalent des GM français) et une forte augmentation du salaire minimum (600€) qui ne permet pas de survivre seul. Mais de par leurs actions ces hommes et ces femmes extériorisent leur haine des flics, de ce monde et du futur qui leur est promis par la classe dirigeante et les bourgeois.

  

   Ces revendications ne nous sont pas étrangères, nous vivons la même situation, nous avons les mêmes problèmes : police, bras armé de l'Etat, qui tue et réprime sans remords ni compassion le moindre mouvement social et tous ceux qui s'opposent au pouvoir, chômage et licenciements en augmentation, réforme scolaire (CPE et autres réformes du sieur Darcos) et du travail (ouverture des commerces le dimanche, semaine de 40h…) pour mieux nous faire trimer encore plus à l'avenir. C'est l'état des lieux en France mais c'est aussi celle de milliards de prolétaires dans le monde : privatisation des retraites en Argentine, pouvoir assassin au Mexique (répression de la Commune d'Oaxaca par la police et ses nervis) et en Algérie ("disparition" des opposants au boucher Bouteflika), justice de classe en Russie (30 dans une cellule prévue pour 15) et aux USA (plus de 2 millions de taulards au pays de l'oncle Sam), chômage en Espagne (25℅ des 18-25 ans)…la liste est longue.

  

   Le combat des émeutiers grecs est le nôtre ! Leur lutte est aussi la nôtre, devons-nous attendre un autre assassinat pour enfin bouger ? Lycéens, étudiants, ouvriers…liguons-nous pour détruire ce monde pourri et avoir un futur à offrir aux générations à venir ! Les luttes passées doivent inspirer les luttes à venir, cela fait maintenant 6 mois que la Grèce s’embrasât, nous devons nous en inspirer pour mieux nous battre à l’avenir !

 

 

Osons lutter ! Osons vaincre
Par Le chat noir
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 16:36

 

   Pourquoi avons-nous la rage ? Est-ce, comme le prétend Sarkozy et sa clique de ministres, une tare acquise dans notre tendre enfance qu'il faut traiter avec des médocs ? Est-ce un supposé problème psychologique, psychique ou psychiatrique que notre esprit renferme et que les médecins-apprentis sorciers cherchent pour l'éliminer de notre cerveau ? Non tout bébé nous n'étions pas les monstres que décrivent l'Etat et ces médias en les appelants "terroristes anarcho-autonomes", "casseurs", "racailles", "vandales", "saboteurs" et nous en passons. Non ce n'est pas à la crèche et la maternelle que nous avons appris à descendre des vitrines, à fabriquer des cocktails molotov, à nous défendre contre l'Etat. Non, notre rage est une chose que ce monde nous a mise au ventre et qui refuse de nous quitter.

  

   Mais d'abord qui sommes-nous : nous sommes la jeunesse qui lutte contre ce monde et cette société, nous sommes les émeutiers des banlieues, nous sommes tous les militants qui veulent changer le monde pour le rendre meilleur (anars, communistes, quelque soit les appellations que nous nous donnons ), nous sommes les manifestants qui affrontent la police (membre d'un Black Bloc, jeunes enragés…), nous sommes tous ceux qui ont la rage contre ce système, nous sommes vos fils, filles, frères, sœurs…

 

   Notre rage est bien une chose que ce monde à réussi à nous inculquer. A force de vexations, d'injustices et de mépris celle-ci s'est accumulée jusqu'à déborder lors d'événements et ce que ce soit voulu ou non : bagarres, séquestrations, affrontements, destructions (de véhicules, de bâtiments, de symboles, de vitrines), émeutes, soulèvements… Tout ces noms incluent chacune de nos explosions de colère : de la baston avec des keufs aux manifs et autres rassemblements qui deviennent incontrôlables un moment pour l'Etat et ses laquais (rappelez-vous la manif anti-OTAN qui ne se passa pas du tout comme les assos l'avait prévue). Et chacun de ces faits sont autant d'occasions pour nous de nous défouler et de se faire entendre, qu'enfin la pression de la chaudière s'échappe et fasse mal à tous ce que nous haïssions. A ces moments gueuler, tendre un doigt aux keufs ne suffit plus, n'apaise plus notre feu intérieur, c'est simplement la mort de l'ennemi que nous voulons, la mort du garde mobile qui se fait le chien de garde de l'Etat, la mort des patrons, la morts des politicards méprisants et hautains, la mort de ce système qui nous débecte.

 

   Et après chacune de ces explosions vous posez alors les questions habituelles : mais pourquoi cette violence ? Pourquoi cette colère ? Ne sont-ils pas heureux en cette riche démocratie ? Mais que veulent-ils ? En général ceux qui répondent à ces questions ne sont pas ceux qui ont participé aux événements, ce seront les sociologues, les journaleux, les "spécialistes" des questions de société qui répondront lors des tables rondes organisées par les médias. Alors au lieu d'écouter ces connards écoutez  plutôt ceux qui ont vraiment quelque chose à dire.  

   Non nous ne sommes pas heureux en démocratie, d'ailleurs nous n'appelons pas le système actuel "démocratie" mais "Etat policier". Que penser de politiques se revendiquant populistes et soucieux de notre bien-être qui nous étouffent sous des lois et des décrets toujours plus oppressants[i] quand ils sont élus, qui envoient leurs troupes contre le prolo moyen dès qu'il manifeste des signes de ras-le-bol2, qui enferment tous ceux qui refusent de vivre comme l'Etat le veut3 ? Sachant aussi que le droit de vote c'est une fois tous les cinq ans et qu'après c'est ferme ta gueule alors la démocratie nous on chie dessus.

   Et pourquoi cette violence ? Cette violence que votre chère télé met toujours en avant pendant le JT pour vous effrayer et ce, faisant le jeu du pouvoir. Avez-vous déjà pensé que la violence est la seule chose qui nous reste pour nous exprimer contre cette société ? Avez-vous déjà pensé que nous n'avions plus rien à perdre et que notre rage tient de l'instinct de survie (sortir ses griffes est humain, c'est notre part animale enfoui en nous, si vous la reniez nous nous l'acceptons et l'utilisons) ? Avez-vous réfléchi à l'impact qu'ont les luttes non-violentes (faible) par rapport à celles violentes (un peu plus fort) ? Oh nous vous voyons venir, vous allez nous sortir le vieil argument : "tu donne une mauvaise image aux médias, arrête les décideurs/dirigeants vont refuser de t'écouter", mais bordel ouvrez les yeux ! Si l'Etat t'écoute c'est qu'il le veut bien ! En fin de compte il est le seul décideur et si vous vous en remettez à sa miséricorde et sa pitié (sentiments qu'il n'a pas) vous n'obtiendrez que des clopinettes (ou rien). Donc faites-vous au fait que la casse et la baston sont inévitables, si vous voulez ne pas y participer d'accord, mais ne venez pas jouer les moralistes, les donneurs de leçons voire pire, les aides de la police4 !

   Encore une question : pourquoi cette colère ? Celle-là est causée par tout ce que nous avons vécu et dû avaler : aller à l'école, devoir choisir une filière, des études puis aller travailler pendant plus de 40 ans pour un salaire de merde, avoir une vie de merde, au final finir sa vie avec une retraite misérable dans un mouroir pour vieux. Combien ont envie de bosser quand ils voient leurs parents rentrer du turbin fatigués, cassés par une journée de peine à produire le plus souvent des trucs inutiles et sans intérêt immédiat. Une colère causée par toutes les injustices que nous endurons sans rien dire, par le mépris et l'arrogance de toutes ces ordures au pouvoir. Une rage engendrée par une justice de classe5, par une police avec tous les pouvoirs qui multiplie les assassinats et les arrestations arbitraires6.

   Alors que voulons-nous ? A question courte réponse longue : nous voulons tout et rien, nous voulons ne plus vivre dans ce monde inhumain, nous ne voulons que la vie dans le bonheur simple débarrassé de tout le confort moderne inutile : plus de télé et de radio pour nous abrutir, plus d'HLM parc à moutons, plus de béton, nous voulons vivre libre hors des contraintes des diktats et des lois, nous voulons juste pouvoir enfin jouir pleinement de nos existences…  Et c'est parce que nous voulons vivre selon ces envies humaines et rationnelles que nous en avons assez de ce monde.

 

   Pour conclure nous vous disons que nous serons toujours présents dans toute société, que ça vous plaise ou non, jamais vous ne nous éliminerez totalement, il y aura sans cesse quelqu'un qui aura la rage au ventre et l'envie que ça change, que la société explose en une apothéose d'où ressortira un monde nouveau à notre image.  

 

   ‹‹L'Etat a besoin de toi. Tu n'as pas besoin de lui.››7



[i] Pour s'en assurer il suffit de voir le nombre de lois répressives qui voient le jour : loi anti-cagoules, loi sur les bandes, loi contre les blocages des lycées et des facs…

2 Cette phrase renvoie aux propos de Alliot-Marie dans la presse qui a réclamé des sanctions contre les salariés de Continental ayant participé au saccage d'une sous-préfecture.

3 Le meilleur exemple récent est l'affaire des lignes SNCF sabotées et des arrestations de Coupat et ses amis (sans preuves) qui ont suivi.

4 Lors du sommet de l'OMC à Seattle en 1999 des responsables d'orgas pacifistes déclarèrent : "Nous sommes ici en train de protéger Nike, McDonald's, Gap et tout le reste, où est la police ? Ces anarchistes devraient être arrêtés." (Medea Benjamin leader de Global Exchange) ou "La coordination des organisations participantes doit à l'avenir préparer encore plus les manifestants à immobiliser et livrer à la police tout ‹‹hooligan›› indésirable." (Ole Fjord Larsen, membre de United People). 

5 Pour un meurtre avec préméditation : 20 ans pour le citoyen lambda, 5 pour le flic ou le bourge avec des appuis, sans commentaire…

6 Dernier exemple en date, la mort de Alexandros Grigoropoulos tué par un keuf à Athènes le 6 décembre 2009, étincelle qui déclencha les émeutes les plus dures dans ce pays depuis 1965.

7 Phrase taggé sur le mur de la douane du pont de l’Europe lors de la manifestation anti-OTAN du 04/04/2009…douane qui brûla entièrement peu de temps après.

Par Le chat noir
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